Il a dit...

« Dans cet environnement banal qui était le mien, il m’arrivait d’apercevoir des fragments de temps dans lesquels l’univers quotidien paraissait libéré de la pesanteur. Montrer ces moments pouvait occuper toute une vie. »

« Le peuple de Paris, en se frottant au mobilier urbain, a donné à la ville cette patine que l’on peut aimer. Ainsi moi-même, par mes passages répétés, j’ai tellement participé à l’astiquage de bibelots de la rue que j’éprouve pour la première fois de ma vie, un vague sentiment de propriété. »

« La beauté échappe aux modes passagères. »

« Suggérer, c’est créer. Décrire, c’est détruire. »

« Quand on est prisonnier de l'image, cela vous donne toutes les audaces. »
Extrait de Terrasses et compagnies

On a dit de lui...

« Il y a toutes sortes de regards : des regards froids, des regards chaleureux des regards qui jugent, d'autres qui fusillent ou qui vous déshabillent. Et puis, il y a le regard des poètes, ce regard qui transfigure les choses et des gens. Doisneau n'était pas vraiment un photographe. C'était avant tout un poète de la rue, un homme qui nous montrait le pavé de nos villes comme nous ne l'avons jamais vu, qui regardait les gamins de Paris, ses couples d'amoureux ou ses vieillards ridés avec une infinie tendresse. A sa façon, Doisneau chantait la rue, comme Bruant, comme Bernard Dimey et comme j'ai tenté de le faire. Je ne sais pas si une image vaut mille ou dix mille mots, mais je sais que les photos de Doisneau sont inépuisables ; qu'elles disent tout un univers de sentiments mieux que la plupart des romans. Humanité, humour, amour, Robert Doisneau avait le don de capter le meilleur de la vie, de saisir l'instant fugace où le quotidien banal devient soudain pur moment de poésie. Cela s'appelle le génie. »
Renaud (Source : magazine Photo, spécial Robert Doisneau - Octobre 1995)

Le Baiser de l’Hôtel de Ville n’est pas un instantané…

En 1950, le magazine américain Life commande à Robert Doisneau un reportage sur les amoureux de Paris. Le photographe, en pleine recherche d'inspiration, prend un verre à la terrasse d'un bistrot près d'Invalides. Il remarque un joli couple. Les abordant, il apprend que les deux jeunes gens sont apprentis comédiens, et leur propose de poser pour le reportage.
A noter qu’en 1992, ce cliché s’est déjà vendu à 410 000 exemplaires, un record mondial (les meilleures ventes de photos tournant habituellement autour de 15 000.)

Robert Doisneau a fait l’objet de cinq fims


Le Paris de Robert Doisneau
Réalisé par F. Porcile

3 jours, 3 photographes
Réalisé par F. Moscowitz

Poète et piéton
Réalisé par F. Porcile

Bonjour, monsieur Doisneau
Réalisé par Sabine Azéma

Doisneau des villes, Doisneau des champs
Réalisé par P. Cazals